lire la Bible

lire la Bible
Un vieil homme Chrétien, vivait dans une ferme dans les montagnes avec son petit fils. Chaque matin, le grand père se réveillait tôt pour lire sa Bible.
Le petit fils voulait être comme son grand père, et essaya de l'imiter dans tous ses gestes. Un jour, son petit fils lui demanda : "Grand père! J'ai essayé de lire la Bible comme toi, mais je n'arrive pas à comprendre le sens des versets, et lorsque je comprends parfois, j'oublie aussitôt que je ferme le livre. Qu'est ce qu'on retire de bien lorsque nous lisons la Bible??
Le grand père silencieusement s'arrêta de mettre du charbon dans la corbeille et demanda à son petit fils :
"Prend cette corbeille jusqu'à la rivière et ramène là moi remplie d'eau".
Le garçon fit comme son grand père lui demanda, mais la corbeille se vidait d'eau avant qu'il ne revienne à la maison.
Le grand père rit et dit : " Tu devrais être plus rapide la prochaine fois", et il renvoya son petit fils avec la corbeille pour essayer une deuxième fois. Cette fois-ci le jeune garçon courru, mais la corbeille se vida encore avant de retourner à la maison.
Essoufflé, il dit à son grand père qu'il était impossible de ramener de l'eau dans une corbeille, et qu'il allait prendre un seau à sa place. Le grand papa lui dit : " Je ne veux pas de l'eau dans un seau, mais dans une corbeille, c'est juste qu'il faut ressayer encore", et il parti retenter sa chance.

Le jeune garçon plongea encore la corbeille dans la rivière, couru, mais quand il arriva à la maison, la corbeille était encore vide. Essoufflé il dit à son grand père : " t'as vu grand père, c'est inutile!"
Le vieil homme, regarda son petit fils et lui dit : " Regardes la corbeille". Le jeune garçon regarda la corbeille et pour la première fois réalisa qu'elle était différente. Elle a été transformée d'une corbeille sale à une corbeille propre.
"Mon fils, c'est la même chose quand tu lis la Bible. Il se peut que tu ne comprennes pas ou que tu ne te rappelles pas de tout, mais quand tu lis la Bible, c'est ton âme qui change."
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# Posté le jeudi 10 septembre 2009 11:14

Je crois en Jésus-Christ.

Je crois en Jésus-Christ.
Parce qu'II a cru à l'amitié
jusqu'à lancer un monde nouveau
où elle ferait la loi et qu'II en est mort,
parce qu'II aimait la vie et partageait tout,
parce qu'II disait devant tous ce qu'II croyait au plus profond,
parce qu'II a parlé comme personne et tout simplement
de ce qui nous tient à c½ur:
la vie, la mort, l'amour, la beauté du monde et l'avenir,
parce qu'II n'a jamais flirté avec le mensonge,
parce qu'II a regardé en face les puissants,
parce qu'II a eu peur quand il s'est vu trahi,
parce qu'II a cru très fort que rien n'était perdu
de l'homme et du monde,
parce qu'II parlait d'un Autre et l'appelait Père,
parce qu'au bout de son "histoire" Il a écrit "suivre",
parce qu'à ses yeux un banquier, un chef d'État, un lépreux repoussant,
une prostituée, un paysan inculte, un gosse au bon sourire
avaient tous même prix, même c½ur,
même soif d'être aimés et de vivre
parce que ni les tribunaux romains, ni les fusils à lunettes du Texas,
ni notre lâcheté à tous n'ont réussi à faire taire sa voix,
parce que Martin Luther King, Follereau, Jean XXIII et bien d'autres
m'en disent plus long de lui que tous les sermons,
malgré l'air peu enthousiaste de certains chrétiens,
malgré les obligations et les interdictions qu'ils surajoutent
à son commandement "Tu aimeras",
malgré les guerres de religions,
malgré les églises laides
et des fêtes chrétiennes parfois tristes à pleurer,

Je crois en Jésus-Christ.

S. SIMON
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# Posté le jeudi 10 septembre 2009 10:38

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 10:56

Le salut de Dieu

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# Posté le mardi 14 avril 2009 15:31

Pour le temps de Carême

Pour le temps de Carême

Seigneur, mon Dieu,
donne à mon coeur de Te désirer,
en Te désirant, de Te chercher,
en Te cherchant, de Te trouver,
en Te trouvant, de T'aimer,
et en T'aimant, de racheter mes fautes,
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur, mon Dieu,
donne à mon coeur la pénitence,
à mon esprit le repentir,
à mes yeux la source des larmes,
et à mes mains la largesse de l'aumône.

Toi qui es mon Roi,
éteins en moi les désirs de la chair,
et allume le feu de ton Amour.
Toi qui es mon Rédempteur,
chasse de moi l'esprit d'orgueil,
et que ta bienveillance
m'accorde l'esprit de ton humilité.
Toi qui es mon Sauveur,
écarte de moi la fureur de la colère,
et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur,
déracine de mon âme la rancoeur,
pour y répandre la douceur d'esprit.
Donne-moi, Père très bon,
une foi solide, une espérance assurée
et une charité sans faille.

Toi qui me conduis,
écarte de moi la vanité de l'âme,
l'inconstance de l'esprit,
l'égarement du coeur,
les flatteries de la bouche,
la fierté du regard.

O Dieu de miséricorde,
je Te le demande par Ton Fils bien-aimé,
donne-moi de vivre la miséricorde,
l'application à la piété,
la compassion avec les affligés
et le partage avec les pauvres.

Saint Anselme
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# Posté le dimanche 08 mars 2009 12:54

prier...

prier...
17 manières de prier sans en avoir l'air
Maurice BELLET



1 Marcher de long en large
dans une église romane, belle, assez grande
Saint Philibert de Tournus par exemple
ou dans une église gothique
Chartres, Reims, Bourges
ou baroque, comme la Wieskirche
et ne penser à rien
rien du tout
laisser le regard errer
laisser la pierre chanter
laisser le lieu dire
et s'en aller, au bout d'un temps,
sans aucune hâte.

2 Lire un livre de forte pensée
avec un désir fort de la vérité
sans avidité de savoir
sans prétention à disputer
mais par goût, par amour de la vérité
Ouvrir la porte profonde
à toute pensée qui vient
et la laisser demeurer en paix
afin qu'elle vienne à porter son fruit.

3 ouvrir la sainte Écriture
ouvrir seulement le Livre
et partir en songerie
imaginer son propre livre
se raconter des histoires
laisser remuer ses propres vieux mythes
de cruauté, de triomphe, de sensualité, de désespoir,
d'amour, de charité avec le parfait narcissisme de ces choses-là
et lire, dans le texte,
deux mots.

4 Dire une demande du Notre Père
une seule,
une seule fois.

5 Se désoler infiniment de ne pas prier
gémir intérieurement tout le jour d'être incapable
de la moindre invocation
la moindre lecture
pas même de l'évangile
d'être là froid, sec, absent
et heureux ailleurs
sans Dieu, sans Christ, sans tout ça
et en souffrir
et décider enfin de s'en remettre là-dessus à Dieu
et attendre, hors de toute pensée.

6 Dormir
et le coeur veille.

7 Comme un petit enfant, dire des choses à Dieu
prière, supplication, rage ou tendresse
regret ou jubilation
ça échappe
on ne s'en aperçoit même pas
sinon quelquefois après coup.
Celui qui parle ainsi en nous est l'enfant
toujours à l'aurore de la vie
naïf comme la volonté divine.

8 Converser de choses et d'autres
et soudain
il se fait sans mon Dieu qu'on l'ait voulu
qu'on se met à parler de l'essentiel
la vie, la mort, l'avenir de l'humanité
l'amour, la vérité
Dieu peut-être, et peut-être pas,
la religion chrétienne, les grands chemins de l'homme
On en parle les uns aux autres, sans haine,
sans controverse, sans passion basse, mais parce que cela importe plus que tout le reste
et qu'on en parle si peu souvent
et dans la conversation celui qui en Jésus Christ
laisse passer quelque chose de l'Annonce
pas tant parce qu'il s'y croit obligé
que parce qu'il est comme ça, c'est en lui,
sa parole porte la Parole
et il arrive que quelqu'un écoute
et le fond du c½ur est ouvert.

9 ouvrir la Sainte Écriture
et ça y est !
Ce n'est pas un livre, ce n'est pas le Livre,
c'est le lieu de la Parole qui s'entend par-delà les mots
rêve sans rêve en marge du texte en son milieu
résonance à travers toutes les épaisseurs de la vie
fontaine dont la source est invisible
pensées, images, paroles
mouvements sobres du c½ur
la Lettre est nécessaire
l'esprit va
car le sens de l'Écriture, c'est la vie sauve.


10 Désirer, désirer désespérément
désirer jusqu'à la douleur et la détresse
jusqu'au grand vide amer
désirer que ce soit autrement
désirer la fin des cruautés
des folies, de la bêtise, de l'abject,
désirer la gaieté, la lumière, la tendresse
avoir si faim, avoir si soif
du monde différent
et de soi-même différent.

11 Ecrire
par plaisir, par goût, pour voir
écrire pour écouter ce que le bruit ordinaire recouvre ou embrouille
y compris le bruit des mots
Laver les mots jusqu'à ce qu'ils soient
tout purs et ronds et lisses
ou bien aller par les chemins foisonnants
ou bien refaire, indéfiniment refaire
pour approcher un peu plus ce qui manque et insiste
écrire pour aller vers le point là-bas
qui communique avec l'au-dessus et l'en-deça de tout mot.

12 Ecouter la musique
La Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach par exemple
spécialement Incarnatus, Crucifixus, Resurrexit
ou bien autre chose
pas nécessairement de la musique religieuse
mais écouter dans la profondeur
écouter le chant du nouvel Orphée présent
à toute musique humaine
incarnation, crucifixion, jubilation
Si l'on peut, chanter soi-même et jouer de l'instrument,
c'est encore mieux !

13 se tenir dans la paix
qui est l'harmonie des puissances
au-delà (certes) du tourbillon
au-delà de l'abstention sereine
au-delà de l'abandon volontaire des héros
dans l'harmonie des puissances
coïncidant avec la plus humble humilité
ceci, dans le médiocre des jours
sans hauteur, sans savoir et quelquefois sans grâce.

14 Sortir de l'église
quitter la célébration
parce qu'on ne supporte plus
parce qu'on ne peut plus rester
à cause du trop d'intensité et de hauteur
de ce qui est censé se faire là
en contraste avec l'échec navrant de ce qui s'y passe en fait
quitter sans scandale, sans contestation, avec tristesse
et le désir endurant que se lève à nouveau
comment ? comment ?
la lumière du grand poème où s'inaugure toutes choses.

15 Douter, intensément douter de Dieu
quoi, il y aurait un Dieu bon et tout puissant
avec toute cette cruauté dans la nature
avec l'infernale cruauté humaine
les enfants crevants de faim, les exploités,
les névrosés, les abrutis, les alcooliques, tous les déchets humains ?
Elle est belle, l'image de Dieu !
Et qu'est-ce que Dieu
sinon la pauvre petite idée élaborée
sur la planète où nous sommes
rien, au sein de l'univers éclatant
vers des dimensions inimaginables
Objections, objections, agonie de Dieu
au c½ur de l'homme de foi.
Il a répondu cent fois, mais il s'agit d'absence
Pauvre Dieu en agonie
comme son Verbe identique à Lui au jardin des oliviers
quand ses meilleurs amis dormaient...
Ce n'est donc pas si peu que de le veiller. En son agonie.

16 Ni les images, ni le texte,
ni le lieu ni l'heure
ni la parole qui sourd du c½ur
ni la répétition lasse et attentive
pas même le silence
mais simplement le réel
terriblement réel et plat, les choses, la surface
la conversation sans but
les tâches, les loisirs,
manger, rêver, dormir
et la souffrance intolérable, indicible
tellement souffrante qu'on n'en souffre pas
l'attente nue de ce qui doit venir au monde
pour qu'il en soit sur la terre comme au ciel.
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# Posté le samedi 07 mars 2009 15:45